Les trouble courants chez le lapin

Une page de ce site est dédiée aux maladies les plus graves et courantes chez le lapins, les traitements préventifs et curatifs connus, et les vaccins pour les virus concernés: traitements et maladies du lapin

Mais il arrive parfois que nos boules de poils présentent certains symptômes sans que l'on puisse en identifier la cause et malgré les traitements préventifs que nous leur avons donnés. 

 

La santé du lapin nain est fragile, c’est pourquoi il faut être vigilant et sans cesse attentif au moindre changement de comportement ou attitude inhabituelle. Les lapins ne produisant pratiquement aucun bruit, il est difficile de se rendre compte qu’ils souffrent et où ils souffrent. Les signes qui témoignent que le lapin est malade sont en général un manque de vivacité, le refus de s’alimenter ou de s’abreuver et pas assez de crottes ou des crottes anormales.

Ce sont donc ces trois points qu’il faut surveiller régulièrement pour pouvoir, si quelque chose ne va pas, agir le plus vite possible afin d’éviter le pire. Si vous remarquez un ou plusieurs de ces symptômes et que cela vous inquiète, il est préférable d’aller chez le vétérinaire, au risque que ce ne soit rien, plutôt que d’attendre plusieurs jours que cela s’aggrave.

Si votre lapin n’est pas bien, n’attendez pas pour le soigner. Il suffit souvent de supprimer la cause du malaise pour que le lapin retrouve sa joie de vivre. Suivez les conseils suivants, et vous éviterez souvent la visite chez le vétérinaire.

 

Diarrhée légère : changez la litière plus souvent et veillez à ce que le lapin ait chaud. Donnez-lui une camomille légère et du riz cuit et non salé, la diarrhée devrait disparaître en deux jours. Sinon, conduisez-le chez le vétérinaire.

 

Constipation légère : ne donnez plus de graines, mais beaucoup d’eau. Vous pouvez aussi essayer une infusion de cumin ou une cuillère à café d’huile d’olive ; veillez à ce que votre lapin fasse beaucoup d’exercice. Si vous ne constatez pas d’amélioration au bout de 24 heures, allez immédiatement chez le vétérinaire.

Rhume des foins : faites disparaître la cause de l’irritation, foin poussiéreux ou détergents irritants. En cas de doute, emmenez l’animal chez le vétérinaire.

Coup de chaleur : mettez l’animal à l’ombre et donnez-lui de l’eau à température ambiante. Rafraîchissez-lui la tête, puis les flancs, avec des compresses humides, mais jamais glacées.

Faîtes-lui boire un peu de café fort pour activer sa circulation : 1/2 cuillère à café pour les petits, une cuillère à café pour les races naines, et 1 à 2 cuillères à café pour les races de petite taille.

 
 
 
 
 

Les diarrhées

 

Les diarrhées, qui se caractérisent par des déjections liquides ou presque (à ne pas confondre avec les caecotrophes), sont en générale dues soit à une mauvaise alimentation (changement brusque ou trop de légumes verts chez les jeunes, eau contaminée, manque de foin ou trop de granulés, légumes souillés ou foin moisi), soit à une source de stress, soit à une mauvaise hygiène, soit à une infection bactérienne ou parasitaire.

Les symptômes sont un lapin moins en forme, triste et qui mange moins. Il est impératif d’aller consulter un vétérinaire car cela peut être grave dans certains cas.
Traitements : ne donner au lapin plus que du foin et de l’eau, le vétérinaire donnera des antibiotiques adaptés à chaque cas. Si la cause est alimentaire, vous pouvez lui mélanger un peu de régulateur de flore intestinale dans son eau.


Chez le lapin, les maladies de l'appareil digestif se traduisent presque toujours par de la diarrhée. Les maladies sont de plusieurs ordres : psychique, alimentaire ou microbien.

- les causes psychiques
L
e surpeuplement, le changement de personne soignante, les rats, les chiens, les enfants, les bruits violent, causent une décharge d'adrénaline qui bloque le péristaltisme intestinal, en particulier au niveau de l'évacuation du cæcum. Cela entraîne le développement d'une flore anormale, surtout colibacillaire, ces bactéries étant déjà présentes dans le tube digestif mais à faible niveau.

- les causes alimentaires
Le déficit de la ration en fibres, ou plus précisément en cellulose et en lignine, entraîne un ralentissement du transit digestif et accroît très fortement la sensibilité des lapins aux autres facteurs. A défaut d'un aliment complet granulé contenant les bonnes proportions de fibres, les éleveurs utilisent souvent de la provende en farine pauvre en fibres. Dans ce cas, un apport complémentaire et suffisant d'un fourrage appétant lui même riche en fibres est indispensable.
Par ailleurs, les matières premières constituant les aliments granulés comme les provendes farineuses peuvent contenir des moisissures et les mycotoxines qu'elles ont produit. C'est malheureusement souvent le cas des tourteaux d'arachide par exemple (présence d'aflatoxines). Les mycotoxines provoquent des arrêts de consommation et des diarrhées. Le risque de production de mycotoxines est particulièrement important lorsque les matières premières ou l'aliment préparé
ne sont pas stockés dans un milieu bien sec et aéré.

- les causes infectieuses
Des colibacilles sont toujours présents dans le tube digestif des lapins. Cependant, seuls certains d'entre eux sont pathogènes voire très pathogènes. Les salmonelles, les klebsielles peuvent aussi provoquer des diarrhées.

 

Le cæcotrophe

Excellente source de nutriments, le cæcotrophe contient beaucoup de protéines, de vitamines et de minéraux. C'est une sorte de seconde selle molle, luisante et humide, regroupée en grappes, produite par le lapin. Le cæcotrophe est directement mangé par l'animal à la sortie de son anus.

Cependant, si le lapin dispose d'une nourriture trop riche ou trop calorique, ou s'il n'est pas dans son assiette, il ne va pas consommer le cæcotrophe qui va rester sur sa litière et qui peut alors être confondu avec une diarrhée.

 

Les coccidioses

 

Ce sont les maladies les plus fréquentes et les plus dangereuses chez le lapin. Il y a plusieurs formes de coccidioses : Les coccidioses intestinales et la coccidiose hépatique. Voir le détail de ces maladies.

 

L'entérite (inflammation de l'intestin) mucoïde est d'origine bactérienne (bactéries clostridia perfrigens et escherichia coli). Elle provoque de violents dérangements intestinaux, et cause une grande mortalité chez les lapereaux et les lapins adultes et femelles allaitantes.

Les symptômes

Les sujets affectés par l'entérite mucoïde présentent les symptômes suivants :

  • Ils deviennent apathiques.

  • Ils ne mangent plus et ne boivent plus.

  • Leurs yeux sont ternes.

  • Ils grincent des dents à cause des douleurs intestinales. 

  • Ils peuvent tomber dans le coma.

On peut constater un mucus translucide et gélatineux se mélangeant aux excréments.

Notons que ce type de maladie se développe de façon foudroyante, en trois ou quatre jours. Bien souvent, on peut être confronté au décès du lapin avant l'apparition des diarrhées.

 

Les entérotoxémies (intoxication par les toxines de certains microbes anaérobies qui se développent dans l'intestin)

 

Les causes
Certains microbes potentiellement pathogènes de type " anaérobies " (ne se développant qu'à l'abri de l'air et de l'oxygène) peuvent se rencontrer dans l'intestin de sujets bien portants. Sous l'influence de certains facteurs tels qu'une alimentation inadéquate (manque de fibres en particulier), une insuffisance d'abreuvement (eau absente ou souillée), des stress d'origines diverses, ces microbes et notamment les clostridies se multiplient brutalement de façon excessive en produisant une toxine très dangereuse qui est la cause du déclenchement de la maladie.

Les symptômes et lésions
Chez les sujets atteints, l'entérotoxémie provoque une mort subite surtout chez les adultes. Les symptômes et les lésions observés sont essentiellement la diarrhée et l'hypothermie (chute de la température corporelles).:
Sur les lapins morts d'entérotoxémie, on observe un gonflement souvent excessif de l'abdomen, à la suite d'une accumulation de gaz produit par les germes anaérobies. Le ventre résonne comme un tambour. La putréfaction du cadavre est rapide, mais une forte chaleur ambiante peut aussi être responsable de la putréfaction rapide.

Le traitement
Celui des entérotoxémies reste aléatoire si on ne supprime pas les causes favorisantes. Pour ce faire, il faut surtout veiller au rétablissement de l'apport de fibres dans la ration et éviter les excès de protéines. Ce sont en effet surtout les aliments trop riches en matières azotées et pauvres en lignine qui favorisent l'apparition de la maladie.
L'emploi du Dimétridazole® pendant 5 jours est très efficace sur les entérotoxémies. La dose recommandée est de 100g de Dimétridazole® 40% pour 100 l d'eau pendant 7 jours, puis 60g de Dimétridazole® 40% pour 100 l pendant les 7 jours suivants. Il est aussi conseillé d'acidifier l'eau de boisson avec du vinaigre à raison de 10 à 15 ml par litre d'eau pendant le traitement. Le traitement des entérotoxémies au Trisulmix® à la dose d'une cuillerée à café dans 5 litres d'eau de boisson s'est également révélé efficace.

La prévention
Proposer un aliment composé complet et équilibré est de loin la mesure préventive la plus efficace contre les entérotoxémies ; éviter la suralimentation des animaux et éviter la distribution de jeunes fourrages surtout les légumineuses qui sont souvent trop riches en azote.

Les symptômes de troubles digestifs ou d’une entérite sont presque toujours identiques. Les premiers signes, qui durent généralement entre 1 et 3 jours, passent souvent inaperçus. Le lapin mange moins et présente des signes de constipation. Les excréments mous provenant du caecum ne sont en général pas ré-ingérés oralement (coprophagie). Après le 5ième jour, une diarrhée modérée apparaît, accompagnée d’une déshydratation de la peau et de l’organisme. La diarrhée consiste en petites quantités d’excréments liquides qui souillent la région anale du lapin. Cette phase peut entraîner la mort, parfois même avant les premiers signes de diarrhée.

Deux ou trois jours plus tard, une forme sérieuse de la maladie se développe. Le lapin refuse de se nourrir et de boire, et développe une diarrhée importante. Souvent il émet un grincement de dents en réponse aux douleurs intestinales et peut tomber dans un coma. A ce stade, le pronostic vital de l’animal est engagé et le taux de mortalité est élevé. On observe néanmoins des animaux ayant été dans un coma pendant une journée, qui survivent et guérissent en quelques jours sans séquelles.

Un examen post-mortem de l’intestin montre des lésions atypiques. Durant la phase aigüe de la maladie, la paroi de l’intestin apparaît endommagée ou congestionnée. Le contenu de l’intestin se liquéfie. Son aspect est contusionné ou congestionné. Le caecum apparaît congestionné, avec des raies rougeâtres et est rempli de gaz et un peu de nourriture.

 

L'entérotyphlite

Cette maladie bactérienne est provoquée par l'administration mal adaptée d'antibiotiques. L'entérotyphlite se caractérise par des fortes diarrhées brutales. 

Il n'existe pas de traitement contre l'entérotyphlite.

Il touche des lapins de tous âges et se traduit par des diarrhées importantes et souvent brutales. Les agents responsables de cette maladie, hébergés dans le tube digestif du lapin, élaborent une toxine mortelle. Ce sont les traitements antibiotiques mal adaptés qui déclenchent cette maladie. La prévention (alimentation correcte, contrôle vétérinaire s'il y a nécessité de donner des antibiotiques) est préférable aux traitements, qui ne sont pas toujours suivis d'effets.

 

La colibacillose et la typhlite

 

Les symptômes
La colibacillose se manifeste par une diarrhée très liquide, quelques fois brun-noirâtre, souillant l'arrière-train. Elle apparaît brutalement chez un sujet en bonne santé apparente, souvent peu de temps après le sevrage. La mort survient rapidement après le début des symptômes. A l'autopsie, le cæcum est rouge ( = typhlite) ainsi que l'intestin grêle.

Les causes
Une mauvaise hygiène, le surpeuplement, les déséquilibres alimentaires favorisent le développement des colibacilloses à partir des colibacilles initialement présents dans le tube digestif des lapins.

Le traitement
S'assurer que l'abreuvement est suffisant et de bonne qualité. Eviter les bruits et toute cause de frayeur ou d'insécurité. Il est nécessaire d'augmenter l'apport de fibres par la mise à disposition d'une quantité suffisante de fourrage (plantes plus âgées, plus cellulosiques). Si le nombre de cas augmente, un traitement aux antibiotiques est fortement indiqué.
L'utilisation de l'Entoconimycine® à la dose d'une cuillerée à soupe rase par litre d'eau de boisson pendant 3 jours, permet de bloquer le processus microbien final.
L'Oxytétracycline® à 5%, à la dose de 1 à 2 ml pour 10kg de poids vif, pendant 3 à 5 jours, est aussi efficace contre la typhlite.

Mais attention ces traitements antibiotiques ne suppriment que les conséquences, pas les causes.

 

 

Traitement de la diarrhée

Si la diarrhée est bénigne, il est nécessaire rééquilibrer l'alimentation du lapin et de mettre en place une thérapie permettant de rétablir la flore intestinale. Durant ce temps, il est indispensable de ne plus lui donner d'herbes fraîches et de verdure mais seulement du foin.

Si la diarrhée est d'origine bactérienne, généralement le diagnostic n'est pas bon. Il faut consulter immédiatement le vétérinaire pour prévoir une cure d'antibiotiques et des anti-diarrhétiques permettant de remettre rapidement sur pattes votre lapin.

 
 
 
 
 
 
 

Les troubles oculaires

 

Que faire lorsqu'on soupçonne un problème oculaire?

En cas d’œil rouge, gonflé, fermé, douloureux ou d’écoulement oculaire anormal, nous vous conseillons de contacter un vétérinaire NAC. En attendant le jour de la consultation, il est conseillé de retirer tout ce qui peut causer ou entretenir l’irritation oculaire (copeaux, foin poussiéreux, etc.) et de placer le lapin sur une litière composée de journal, de serviettes ou d’une alèse médicale. Il est également possible de nettoyer l’œil à l’aide de sérum physiologique pour humain, en s’aidant d’une petite compresse.

 

La conjonctivite

Cette maladie des yeux se traduit par une inflammation de l'intérieur des paupières, l'œil devient rouge et pleure. Cela peut provenir d'une irritation, d'une blessure ou de la présence d'un germe dans l'œil. La conjonctivite n'est pas très grave et finit généralement par passer tout seul. Cependant, pour soulager votre lapin nain et accélérer la fin de cette maladie, vous devez nettoyer délicatement l'œil concerné, à l'aide d'une compresse humidifiée par du sérum physiologique.

Symptomatologie

La conjonctivite désigne une inflammation des conjonctives. Celles-ci, de couleur rose clair en temps normal, présentent alors une coloration rouge soutenue. Un écoulement, clair ou purulent, est généralement associé.

Il s’agit de l’affection oculaire la plus fréquente chez le lapin. Elle peut évoluer selon un mode aigu (avec apparition brutale et évolution rapide) ou plus souvent chronique (avec apparition progressive et évolution plus longue). Elle peut récidiver malgré un premier traitement efficace.

Etiologie

Les causes de conjonctivite chez le lapin sont :

infectieuses
     - infection à Pasteurella multocida (pasteurellose oculaire), 
     - infection bactérienne, comme par exemple par un staphylocoque (ex : Staphylococcus sciuri), 
     - infection virale par le virus de la myxomatose

 

allergique, par la présence d’un allergène présent dans l’air, comme par exemple un pollen,

mécaniques 
     - obstruction du canal lacrymal par une affection touchant une racine dentaire (voir plus bas le paragraphe
Dacryocystite), 
     - poussières de foin, de paille, de sciure, de copeaux, de litière en général, 
     - entropion (paupière s’enroulant anormalement en direction de l’œil).

 

Traitement

Le traitement met systématiquement en jeu l’application d’un collyre antibiotique et anti-inflammatoire, quotidiennement et pendant plusieurs jours. 
Ensuite, l’adaptation du traitement
dépend en grande partie de la cause :

  •      - lors de pasteurellose, une antibiothérapie générale est instaurée,

  •      - lors de myxomatose, aucun traitement n’est réellement efficace ; la vaccination seule offrant une protection valable contre cette maladie,

  •      - lors de conjonctivite allergique, il est parfois difficile d’identifier l’allergène incriminé, et encore plus de l’évincer, et la conjonctivite peut revêtir un aspect chronique voire saisonnier dans le cas des pollens,

  •      - lors de conjonctivite associée à une dacryocystite, il est important de rechercher une affection sous-jacente d’une racine dentaire,

  •      - lors de conjonctivite secondaire à des éléments irritants de la litière ou à des poussières de foin, il faut opter pour une litière ou un foin moins poussiéreux,

  •      - lors d’entropion, une chirurgie de correction est nécessaire.

La cataracte 

C'est une opacification du cristallin qui diminue plus ou moins fortement la vision du lapin. Cela peut aller jusqu’à une perte totale de la vision, le lapin montre alors des difficultés à se déplacer et a tendance à se cogner dans les objets qui l’entourent. La cataracte peut avoir plusieurs origines. Elle apparaît le plus fréquemment avec l’âge mais elle peut également faire suite à un traumatisme oculaire (ulcère cornéen) ou une encéphlitozoonose. Elle peut également être d’origine génétique et affecter de jeunes lapins dans de rares cas. Il n’existe aucun traitement mais une opération peut être envisagée dans certains cas.

Ulcère cornéen 

Un ulcère cornéen se forme suite à un traumatisme sur la cornée, la fine couche qui recouvre l’œil. Il s’agit d’une lésion qui s’infecte. Généralement douloureux, l’ulcère se caractérise par une tâche blanche plus ou moins importante au niveau de la lésion, un œil rouge et des larmoiements abondants qui peuvent être purulents. Le lapin va généralement garder cet œil fermé. Il peut, à cause de la douleur, rester prostré et cesser de s’alimenter. Si il n’y a pas de tâche blanche qui apparaît, l’ulcère peut être détecté par le vétérinaire grâce à un test fluo qui révélera la lésion. Le traitement est long et comprend généralement une semaine d’anti-inflammatoire qui agira également contre la douleur et pas loin d’un mois de différents collyres à mettre dans les yeux plusieurs fois par jours. Il peut être également nécessaire de pratiquer une chirurgie par un vétérinaire spécialisé en ophtalmologie. Consultez rapidement et, en attendant, nettoyez l’œil avec du sérum physiologique. Évitez les litières poussiéreuses et volatiles telles que les copeaux de bois.

Symptomatologie

L’ulcère cornéen désigne la présence d’une ulcération au niveau de la cornée, surface de l’œil d’aspect transparent en temps normal. Il se caractérise le plus souvent par un œil rouge, fermé, douloureux, qui coule. Le vétérinaire met en évidence la présence de l’ulcère par réalisation d’un test à la fluorescéine : un pigment orange est appliqué sur l’œil, qui se colore en vert au contact de l’ulcère et permet de le visualiser.

Etiologie

L’ulcère est généralement traumatique, le lapin recevant accidentellement dans l’œil un élément irritant : brin de paille, morceau de foin, copeau de la litière, etc. Une infection se développe alors qui entretient l’ulcère et retarde sa cicatrisation. Il peut également être secondaire à une exophtalmie par dessèchement du globe oculaire.

 

Traitement

Le traitement met en jeu l’application d’un collyre antibiotique et cicatrisant. Dans les cas très graves, une greffe de cornée peut être envisagée, mais cette option reste très peu employée en pratique et n’est réalisable le plus souvent que par un vétérinaire spécialisé en ophtalmologie et disposant du matériel chirurgical nécessaire.

Exophtalmie

Les yeux ressortent de leurs orbites, repoussés vers l'extérieur. Cela va faire apparaître la 3ème paupières. Les traitements antibiotiques et anti-inflammatoires donnent une disparition complète du problème sous 8 jours.

 

Symptomatologie

L’exophtalmie désigne une protrusion du globe oculaire en dehors de la cavité orbitaire. L’œil apparaît anormalement exorbité. Il n’est plus protégé par les paupières et se dessèche rapidement, ce qui occasionne l’apparition d’une kératite (inflammation de la cornée, formant une tâche gris-blanc sur l’oeil) et d’un ulcère cornéen, qui à long terme évolue lui-même en perforation : l’œil se crève.

Etiologie

La cause la plus fréquente est l’abcès rétro-orbitaire, qui est une poche de pus se développant derrière l’œil et le repoussant vers l’avant, et faisant généralement suite à l’infection d’une racine dentaire. Les traumatismes crâniens sont également une cause possible d’exophtalmie (ex : trauma consécutif à une chute).

Traitement

Lorsque l’œil n’est pas trop abîmé et que la cause est dentaire, on peut procéder à lextraction des dents concernées après examen radiographique de celles-ci. En raison de la présence d’un sinus veineux derrière le globe oculaire, une hémorragie est possible lors de l’extraction si celui-ci est lésé par mégarde.

Lorsque l’œil est trop abîmé, il faut alors procéder à son retrait par énucléation et au curetage de la cavité orbitaire si un abcès est associé.

Dacryocystite

Symptomatologie

La dacryocystite désigne une inflammation du canal lacrymal. Elle se caractérise par un écoulement anormal, car l’inflammation bouche le canal qui ne peut alors plus évacuer les larmes correctement. Cet écoulement est au départ clair, puis s’infecte et devient purulent. La pression de l’angle interne de l’œil permet de mettre en évidence le pus. Lorsque le pus est présent en excès, le canal se dilate et finit par se perforer. Une conjonctivite peut faire suite à une dacryocystite par effet de proximité. 
L’écoulement est souvent associé à la présence de poils collés au niveau de l’angle interne de l’œil, parfois à une dépilation focale, et en séchant entraîne la formation de petites croûtes semblables à des pellicules.

Etiologie

Les causes de dacryocystite chez le lapin sont :

  •      - infectieuses : infection à Pasteurella multocida (pasteurellose oculaire),

  •      - mécaniques : obstruction du canal par une pression anormale d’une racine dentaire (notamment des incisives).

 

Traitement

Le traitement met en jeu l’application d’un collyre antibiotique et anti-inflammatoire et la mise en place d’une antibiothérapie générale. Le nettoyage du canal est également important afin de permettre la vidange du pus qui l’obstrue : il peut se faire en massant quotidiennement le coin de l’œil, ou sous anesthésie par irrigation du canal à l’aide d’un cathéter de petit diamètre. Lors de dacryocystite secondaire à une racine anormale, l’extraction de la dent atteinte est éventuellement à envisager, mais pas toujours curative car le canal peut avoir été lésé de façon irréversible. Lorsque la dacryocystite évolue selon un mode chronique, le canal finit parfois par se perforer sous l’effet de la pression du pus, et la dacryocystite guérit souvent spontanément : le pus est alors drainé par les cavités nasales.

Les maladies respiratoires

 
 
 
 
 
 
 

Le coryza 


Le coryza s’appelle catarrhe nasal ou pasteurellose en langue technique. Cette affection est causée par une bactérie appelée Pasteurella multocida et la bactérie Bordetella ou encore la Morganella Morganii peut parfois jouer un rôle dans certains cas (particulièrement en cas de pneumonie). C’est une maladie qui est considérée comme très contagieuse. Il ne s’agit pas seulement d’un microbe nasal (du nez), car l’infection peut aussi causer des pneumonies, des abcès ainsi que des infections génitales, oculaires et des labyrinthites. 
 

C'est en quelques sortes le rhume du lapin. Il se caractérise par le nez qui coule, une conjonctivite, des éternuements ou d’autres gênes respiratoires. Il est souvent dû à une perturbation de l’environnement du lapin tel qu’un changement brusque de température, une température trop élevée (plus de 22°C), trop de courants d’air ou un manque de changement de sa litière.

Le coryza simple est dû aux courants d'air et à l'ammoniac. Il se manifeste par des éternuements et un écoulement nasal. Il suffit d'en supprimer la cause (courants d'air et ammoniac) pour le voir disparaître. Mais si vous ne faites rien, il peut se transformer en coryza purulent : l'écoulement nasal devient épais et jaunâtre.

La forme la plus grave du coryza est la pasteurellose due à une bactérie : les poumons et plèvres sont atteints et la mort peut subvenir. Il faut savoir que les conséquences de la pasteurellose ne sont pas seulement respiratoires, mais que la peau, les mamelles, l'utérus peuvent être atteints ; on observes alors des inflammations ou des abcès.

 

Transmission:
Les lapins contractent l’infection par le contact direct avec des lapins infectés ou un environnement contaminé, comme de la nourriture, une litière ou des bouteilles d’eau communes. Malheureusement, certains lapins porteurs continuent de propager les bactéries après s’être remis de la maladie. Les lapins stressés (surpeuplement, températures extrêmes, naissance ou parturition), qui ont récemment été transportés, ou les très jeunes lapins sont les plus susceptibles de contracter la maladie.

 

Les symptômes:
Le coryza peut provoquer des sécrétions abondantes claires ou épaisses (pus) s’écoulant du nez et des yeux. Souvent, des sécrétions salissent la fourrure sur la partie antérieure des pattes et le ventre parce que le lapin tente de se défaire des sécrétions sur le visage. L’infection peut progresser rapidement et s’aggraver, provoquant une infection sanguine (septicémie) qui peut tuer un lapin en deux jours. À l’extrémité opposée, l’infection peut se présenter sous forme d’affection chronique de faible gravité qui perdure pendant des semaines. La présentation la plus courante se situe entre ces deux extrémités où un « rhume » soudain se développe. Des symptômes tels un mauvais appétit, l’abattement, la toux, les éternuements et des difficultés respiratoires peuvent être présents.


Le traitement :
Le traitement de cette affection exige le recours aux antibiotiques, des soins de soutien et une bonne hygiène environnementale jusqu'à disparition des symptômes. Les lapins doivent être isolés lors du traitement, afin d’éviter la transmission de l’infection. Vous devrez recommencer ce traitement aux premiers signes de rechute. Il existe plusieurs sortes d'antibiotiques, il faut parfois en tester plusieurs pour trouver celui qui convient. La pénicilline G est elle aussi utilisée dans certains cas (uniquement en injection car elle est toxique par voie orale) Il peut aussi être prescrit des inhalations ou nébulisations (aérosolthérapie), elles ne sont pas toujours efficaces et peuvent causer des dégâts. Ne faites pas d'inhalations sans l'autorisation de votre vétérinaire. Evitez absolument les courants d'air et le stress. Si l'infection est importante et persistante vous pouvez effectuer un test pour déterminer quelle bactérie est responsable de l'infection et trouver le meilleur traitement.

Les personnes s’occupant de lapins devraient aussi se laver les mains entre les manipulations d’animaux, et il est préférable de porter des gants, un « sarrau » et une différente paire de souliers avant de pénétrer dans l’aire où sont isolés les animaux malades. Le sarrau peut être une vieille chemise propre de très grande taille. De simples précautions, comme ne pas laver les plats dans un même évier, peuvent aussi aider à contrôler la propagation de la maladie. Les espaces devraient également être physiquement séparés afin que les bactéries projetées par aérosols durant les éternuements ne puissent pas atteindre le clapier suivant. Un désinfectant devrait être utilisé pour bien nettoyer les surfaces après le lavage. Votre vétérinaire peut vous conseiller sur le meilleur choix. Dans des cas graves, l’euthanasie peut être recommandée. L’euthanasie pourra aussi être recommandée dans un établissement d’élevage afin d’aider à contenir une poussée.

 

Prévention :
À titre de mesure de prévention dans un établissement d’élevage, les femelles gravides et leurs nouveau-nés devraient être gardés à l’écart des autres lapins. À l’arrivée d’un nouveau lapin dans une maison ou un clapier, le nouvel arrivant doit être isolé pendant un certain temps, au cas où il serait porteur de la maladie. Une analyse des sécrétions nasales peut maintenant être effectuée pour identifier les porteurs, et, idéalement, le nouveau lapin devrait être soumis à ce test avant l’achat.
Communiquez sans tarder avec votre vétérinaire si vous soupçonnez que votre lapin puisse souffrir de coryza. Un
traitement rapide offrira le meilleur pronostic de guérison. Votre équipe de soins de santé peut aussi vous fournir une thérapie antibiotique particulière, des recommandations de soins et des protocoles particuliers de nettoyage de l’environnement. Ce ne sont pas tous les vétérinaires qui traitent les lapins et il vous faudra communiquer avec quelques cliniques locales au besoin afin de vous assurer que votre vétérinaire connaisse bien cette espèce.

La Pasteurellose

La pasteurellose n'est pas la maladie la plus fréquente mais elle est tout de même assez courante surtout sous sa forme respiratoire. Les lapins de garenne ne transmettent pas cette maladie, c'est principalement une maladie d'élevage. C'est pourquoi votre lapin peut être contaminé dès son achat. Il peut aussi être porteur sain et ne déclarer la maladie que plus tard après un stress ou à cause de mauvaises conditions d'hygiène :

  • mauvaise ventilation de son habitat (cage en plexi)

  • litière irritante (copeaux de pin ou cèdre)

  • changement brutal de température

On peut l'identifier en réalisant un prélèvement des sécrétions. Elle est très contagieuse, le contamination se faisant principalement par éternuements, il faut séparer les lapin d'au moins 2 m. Si possible ne les mettez pas dans la même pièce.

Dans le cas d'une pasteurellose, l'apparition d'abcès en plus des symptômes respiratoires est tout à fait possible.

La pneumonie 

La pneumonie se remarque surtout à cause d’un écoulement nasal, d’une toux, d’une fièvre et de difficultés à respirer. Cela peut être mortel même si le lapin est traité.

 
 
 
 

Les troubles urinaires

Le lapin a du mal à uriner et procède par petites quantités. On peut parfois remarquer du sang dans ses urines. Le lapin reste le plus souvent possible immobile, le dos voûté. Il a le ventre gonflé. Dans les cas les plus graves il n’urine plus du tout et peut mourir dans les 48h s’il n’est pas traité.
Ces troubles sont dus à la formation de
volumineux cristaux de carbonate de calcium dans les urines : ce sont des calculs. Ils sont très douloureux car ils endommagent ou bouchent les voies urinaires. Il est possible de prévenir la formation de calculs en faisant attention de donner à votre lapin que des aliments et de l’eau qui ont une faible concentration en calcium.

Problèmes cutanés

 

Léchage ou grattage intempestif

Si votre lapin passe son temps à lécher ou gratter une partie de son corps avec insistance, vérifiez qu'il n'y a pas de blessure. Consultez un vétérinaire pour éliminer une piste médicale : parasite, champignon, problème interne, abcès... Il est possible également qu'il s'arrache les poils suite à la présence d'un parasite.

Autres signaux

 

Grincement des dents

Si votre lapin grince des dents sans raison particulière et reste prostré cela indique qu'il souffre. Il peut également s'agir d'un problème de molaires. Il faut consulter.

 

Température anormale

Les oreilles sont les régulateurs de la température du lapin, si elles sont très chaudes cela peut être un signe de fièvre ou d'un coup de chaud. Inutile de consulter si votre lapin à 38.5°, C'est une température normal pour un lapin. Un lapin n'a de fièvre qu'à partir de 40°
Si votre lapin est amorphe et froid, il peut au contraire s'agir d'une hypothermie, souvent liée à un
problème digestif. Il faut consulter rapidement.

La nécrose des pattes

Observer le dessous des pattes de vos pensionnaires, surtout s'ils tapent souvent sur le sol. S'il y a des lésions purulentes avec croûtes, il s'agit de la nécrose des pattes. Cette affection est favorisée par l'étroitesse des cages et la présence de grillage comme fond de cages. Elle est plus fréquente chez le lapin Rex, race à fourrure courte.

Le traitement est essentiellement local : enlèvement des croûtes, désinfection ...

Les "dents d'éléphants"

La lapin possède 28 dents, dont 2 incisives à la mâchoire inférieure et 4 incisives à la mâchoire supérieure. Les 2 incisives supérieures et les 2 incisives inférieures sont bien développées (les fameuses "dents de lapin"). Ces dents croissent constamment mais ce phénomène est compensé par leur usure. Cependant, si les grandes incisives ne se rencontrent pas, elle ne peuvent pas s'user : leur croissance n'est pas plus compensée. Les incisives supérieures se recourbent vers l'intérieur de la bouche, les inférieures s'allongent vers l'extérieur. Ce phénomène est connu sous le nom de "dents d'éléphant" ou plus scientifiquement de malocclusion. Ce n'est donc pas une véritable maladie, mais le lapin, ne pouvant plus s'alimenter, finit par mourir si vous n'intervenez pas.

Le remède est simple : il suffit de sectionner à l'aide d'une pince coupante ces dents à environ 5 mm des gencives et le lapin reprend vie. Il faut effectuer cette opération régulièrement. Cependant, ne conservez pas les sujets atteints de cette anomalie pour la reproduction, car il est prouvé qu'elle est héréditaire.

 
 
 
 

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